quand Emmanuel Macron lance un appel du pied à l’opposition

Après avoir reconnu que la majorité qu’il a obtenue à l’Assemblée nationale est “relatif”Emmanuel Macron a déclaré qu’il fallait « apprendre collectivement à gouverner et légiférer autrement ». En conséquence, il souhaite encourager le compromis. Les querelles ne sont plus nécessaires. Après deux jours de consultations avec les responsables politiques, le chef de l’Etat a fait pression sur l’opposition.

« Il faudra préciser dans les prochains jours la part de responsabilité et de coopération que les différentes formations de l’Assemblée nationale sont prêtes à prendre : entrer dans une coalition de gouvernement et d’action ou simplement s’engager à voter sur certains textes, notre budget (…) Nous commencerons à construire cette nouvelle méthode et configuration à mon retour du sommet européen jeudi et vendredi à Bruxelles »

Le porte-parole du gouvernement précise

Lors de cette attribution de moins de 10 minutes, sans annonce majeure, Emmanuel Macron semble avoir donné un ultimatum à l’opposition. Pour rappel, la NUPES dispose de 150 sièges à l’Assemblée nationale tandis que le RN en possède 89. Les républicains pourraient également contrecarrer les plans de l’exécutif avec son 61 députés. Il s’agit donc d’une faible majorité relative pour le camp présidentiel.

La tâche s’annonce donc plus compliquée que prévu pour Emmanuel Macron et Elisabeth Borne. De son côté, Olivia Grégoire a tenu à clarifier les propos du président de la République. À microphone de Nouvelles de France, la porte-parole du gouvernement a déclaré qu’il n’y avait pas “pas d’ultimatum ni de question de 48 heures”. Ceci, avant d’expliquer : “le chef de l’Etat a ouvert le début des compromis (…) il tend la main à tous ceux qui veulent faire avancer le pays”. Reste à savoir si les chefs des principaux partis l’entendent ainsi.

Passer a la page suivante pour lire la suite .....